La grève du Front COMMUN

Rejoindre les membres du secteur de la santé dans les Laurentides, cela représente plus de 40 assemblées démocratiques. Tour de force réussi par le STT-LSSS.

Tout secteur confondu (Santé, éducation, soutien…), c’est à 95% que les travailleuses et travailleurs du Front commun ont voté leurs mandats de grève allant jusqu’à la grève générale illimitée.

La contre-offre du gouvernement, passant de 9% à 10.3%, soumise ce dimanche 29 octobre, a été jugée “dérisoire” par le Front commun qui réclame 20% sur 5 ans, entre autres pour faire face à l’inflation. Nous sommes encore loin d’un règlement.

 

Suite au mandat très fort du Front commun (95%) des bannières  ont été installées dans toutes les Laurentides !!!

Et lundi le 6 novembre, c’était première journée de grève du Front commun. Admirez la prochaine galerie de photos pour y voir la mobilisation partout dans les Laurentides!!

Ressources de toutes sortes pour les temps plus durs

Vous ne trouvez pas?

211 (web) est une ressource incontournable.

Répertoire des organismes des Laurentides | 211 Grand Montréal (211qc.ca)

811 (téléphone) vous pouvez être référé-e par une personne qualifiée en travail social.

N’hésitez pas.

Responsable des réseaux d’entraide dans les Laurentides :

Judith Trudeau : 450-675-7536

Judith.trudeau@csn.qc.ca

Réseaux d’entraide – CSN – Confédération des syndicats nationaux

Ça continue de négocier chez Orica…

Suite à L’Assemblée générale du 20 octobre dernier, les mohicans de chez Orica ont décidé que la Grève pouvait être un moyen de pression envisageable pour mettre un peu de pression sur l’employeur. C’est à 97.8% (avec un taux de participation de 85% des travailleuses et travailleurs de l’usine) qu’ils ont choisi ce moyen. On est avec vous!!!

 

Ça continue aussi de négocier à la ville de Mont-Laurier!

La mobilisation se poursuit pour les membres du syndicat de la Ville de Mont-Laurier !!!
On veut des offres qui prennent en compte le contexte économique pour ne pas perdre notre pouvoir d’achat!
André Beaudry

Conseiller SAMVR, CSN

SEMAINE SANTÉ ET SÉCURITÉ DU 16 AU 20 OCTOBRE

17 octobre 2023

Dans le cadre de la semaine nationale de la santé et de la sécurité, j’ai eu le plaisir de faire une visite à l’entrepôt des marchandises, à l’atelier de fabrication d’enseignes et du garage du golf le Géant de la Station de Mont-Tremblant accompagné par Alexandre Filiatrault, vice-président en santé et sécurité du syndicat de Station Mont-Tremblant et de Michel Valiquette, trésorier de la fédération du commerce.  Cette visite a permis de constater l’amélioration à la bâtisse et de la gestion de la réception de la marchandise, une lutte que les travailleurs (euses) des différents départements qui travaillent à cet endroit menaient depuis des années. Ils et elles ont pu améliorer leur condition de travail et constater de façon concrète qu’en organisant la solidarité, les résultats sont concrets et positifs. Bravo pour votre réalisation !!

Kuang Selao

2ième vice-président du CCSNL, CSN

D’autres activités se sont tenues dans le cadre de la semaine santé et sécurité, notamment par des kiosques d’informations et la conférence de David Bergeron-Cyr organisée par le STT-LSSS.

30e anniversaire du Syndicat des chargé-es de cours de l’UQO

Le conseil central des Laurentides était honoré de célébrer le 30e anniversaire de ce syndicat bi-site (deux sites : Outaouais et St-Jérôme). Pour l’occasion, voici le texte qui y a été livré.

30 temps pour trente ans, par Judith Trudeau

Discours pour le 30e anniversaire du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQO, campus de Saint-Jérôme

Quand j’ai pensé à un 30e, j’ai d’abord pensé à la chanson de Jean-Pierre Ferland, à la beauté assumée d’avoir trente ans. Puis, je me suis souvenue du film de François Girard : 32 films brefs sur Glenn Gould. C’est avec cette idée que je vous livre un 30 strophes pour un 30 ans syndical.

  1. Accréditation le 21 mai 1993.
  2. Jeunes engagés s’organisant : Marc Sarrazin, Michel Hébert, Renaud Paquet, Denis Marcoux.
  3. Luttant contre l’arbitraire
  4. Du salaire
  5. Et de l’attribution de tâches.
  6. Vous partez de loin camarades,
  7. Être chargé-es de cours
  8.  C’est d’emblée vivre de précarité.
  9.  C’est un statut fait pour les gens forts par en dedans, parce que de l’extérieur
  10.  Vous n’êtes pas reconnu-es à votre juste valeur.
  11. On vous traite, parfois, comme un professeur inachevé. Fait sur papier bible. Un plan d’architecture. Jamais une maison finie.
  12. Ce statut a quelque chose de blessant et d’irritant. Et pourtant, je vous sais fort, fier et jamais abattu. Votre dernière Convention en témoigne. Des battants. Des stratèges. Des solidaires.
  13. Tant de droits à aller chercher encore.
  14.  La reconnaissance pleine de vos études et de vos expertises.
  15. La reconnaissance de votre autonomie.
  16. La reconnaissance de votre liberté académique
  17. La confiance
  18. La prévisibilité dans vos tâches
  19. Un salaire décent.
  20. Des congés pour se ressourcer.
  21. Des congés pour lire.
  22. Des congés parce que monter un nouveau cours, ça prend du temps.
  23. et de l’énergie.
  24. Du temps pour se mettre à jour.
  25. Du tact pour comprendre nos nouveaux étudiants.
  26. Du temps pour déjouer ChatGPT
  27. Du temps parce qu’enseigner est un acte d’amour, de transmission de connaissances et de compétences.
  28. Si vos fondateurs étaient masculins,
  29. et bien aujourd’hui, votre première représentante est une femme engagée, militante, organisée, ne laissant rien au hasard. Une battante. Vous avez la chance d’être représenté-es par Marie-Josée Bourget. Sans oublier Nicholas Harvey, l’auteur de qui a su raconter votre histoire syndicale. Et de vous tous camarades.
  30. Au nom du Conseil central des Laurentides, je souhaite bon 30e anniversaire au SCCC-UQO (bi-site), un syndicat combattant. Solidarité.

Le 18 octobre dernier se tenait à St-Jérôme une conférence de presse dévoilant un nouveau mouvement citoyen pour défendre le système public  de santé. Voici un article qui en relate la teneur.

   

“Des citoyens invitent à la mobilisation pour la santé

Par France Poirier

Des citoyens veulent créer un regroupement afin de réclamer un financement plus équitable des soins de santé et de services sociaux dans la région des Laurentides.

Ainsi, Chantal Maillé, militante et préposée aux bénéficiaires, Jacques Bouchard, citoyen impliqué et conseiller municipal, et le Dr Jean Robert, médecin communautaire, invitent les citoyens à une rencontre le 9 novembre prochain afin de former le regroupement. La rencontre aura lieu au Quartier 50+ à 19 h.

Plusieurs objectifs

C’est devant le sous-financement des soins de santé et des services sociaux, l’accélération de la privatisation et les problèmes récurrents de gestion dans l’administration des soins, qu’ils veulent créer un regroupement transpartisan afin de militer pour une plus grande équité en santé dans les Laurentides.

« On a eu plusieurs rencontres. On a déterminé nos objectifs, on veut représenter les différents milieux de la communauté. Ainsi, on se mobilise autour de trois objectifs : financement juste et équitable en santé et en services sociaux, décentralisation du système de santé et exiger un régime solide public pour toutes et tous. On s’est regroupé autour de ces objectifs parce qu’on trouve que la situation est insoutenable », a souligné d’entrée de jeu Jacques Bouchard.

« L’assemblée vise à informer les gens sur les investissements en santé dans la région au cours des dernières années pour la région. On va aussi parler de la privatisation. Notre objectif est de décentraliser la santé et les services sociaux. La région est assez vaste qu’on pense qu’il est important de développer des soins de proximité. Il y aura aussi la déprivatisation. Il y a une recrudescence des cliniques privées. On pense que ce n’est pas la meilleure chose. Lors de cette soirée, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) viendra parler des conséquences du projet de loi 15 et des changements. On discutera aussi de comment s’organiser pour défendre ses trois objectifs. Puis, on veut l’étendre à travers le territoire en formant différents comités. On pense que la population a perdu son droit de parole et des services qui ne sont pas à proximité », explique Chantal Maillé.

« Le système est implosé »

Selon ce que le Dr Jean Robert voit sur le terrain, « le système ne va pas imploser, il est implosé ». « Le signe de ça est l’hyperstructure. Le système a usé les ressources humaines. Les gens qui travaillent dans un système implosé jouissent d’un bien-être au travail d’une durée moyenne de six mois. La déshumanisation tue le système. Les organismes souffrent de l’indifférence », déplore M. Robert.

« Depuis des années, non seulement, la part du budget santé accordée à la région des Laurentides est insuffisante en proportion de sa population permanente, mais elle ne tient pas compte des soins prodigués aux villégiateurs lors de leur séjour. On note aussi qu’en plus des problèmes criants et récurrents dans les urgences des hôpitaux de la région, la pénurie de travailleurs et travailleuses de la santé et des services sociaux pèse de plus en plus lourd sur la charge du personnel en place. Devant la lenteur du gouvernement pour pallier ces lacunes, des citoyens et citoyennes s’organisent pour mettre la pression sur les élues et élues », peut-on lire dans le communiqué du regroupement.

Le projet de loi 15 soulève des inquiétudes

Le projet de loi 15 n’a rien pour rassurer les instigateurs du regroupement. Selon eux, la centralisation des pouvoirs prévue dans ce projet de loi va à l’encontre des principes d’un système de santé et de services sociaux universellement accessible. Le regroupement revendique que le projet de loi 15 renforce plutôt des pouvoirs décentralisés.

« Nous faisons face non seulement à la privatisation en douce de la santé, qui nous coûte plus cher, mais aussi à une perte réelle du pouvoir de la population sur les services qui lui sont rendus », affirme Dr Jean Robert. « Nous voulons la mise sur pied de séances publiques d’information avec les instances décisionnelles des établissements, et des mécanismes de consultation notamment sur les plans stratégiques régionaux »souligne M. Bouchard.

D’autre part, le regroupement trouve « très préoccupante la volonté exprimée dans le projet de loi 15 », soit celle d’assujettir les organismes communautaires aux orientations publiques en matière de services. Comme l’exprime le mémoire présenté par la Coalition des Tables régionales d’organismes communautaires (CTROC) : « Les organismes communautaires autonomes sont des lieux d’appartenance, des espaces démocratiques, des berceaux de transformation sociale et des sites de service. Leurs différents volets d’intervention forment un tout qui agit sur les déterminants de la santé, la prévention et les changements sociaux », ont-ils ajouté.


Assemblée publique pour la population des Laurentides 

Les citoyens et citoyennes des Laurentides qui sont interpellés par ces enjeux sont invités à une rencontre publique du 9 novembre. Celle-ci aura comme objectif d’amorcer la création d’un groupe de pression citoyen. Ce groupe militera pour un réajustement des investissements en santé, pour la fin de la privatisation en douce des soins et pour une plus grande mise à profit de la population laurentienne dans les décisions.

Lors de cette rencontre en trois volets, un membre du regroupement présentera d’abord l’état de situation des infrastructures et des investissements dans la région des Laurentides, « une histoire de promesses non tenues et retardées ». Par la suite, un invité de l’IRIS présentera une analyse de la réforme de la santé proposée par le biais du projet de loi 15Finalement, une dernière partie sera consacrée à l’action, présentant un modèle d’implication des citoyens dans les revendications en santé et services sociaux.

« Il est primordial que la population fasse entendre ses préoccupations sur l’urgence de mettre à niveau les services de santé dans la région et sur la privatisation des soins. Les citoyens et citoyennes ne doivent pas être tenus à l’écart des orientations prises dans un système de santé public », conclut Chantal Maillé. “

Volet féministe

Les 25 et 26 octobre dernier, les déléguées du comité confédéral de condition féminine se sont réunies. Ensemble, nous avons pu y adopter un plan de travail sur 3 ans. Bien sûr les habituelles dates de commémoration: les 12 jours contre les violences faites aux femmes, le 6 décembre, journée de commémoration du féminicide de la Polytechnique et le 8 mars pour la journée des droits des femmes. Aussi, lors de cette rencontre, nous avons eu la chance d’avoir une interprétation féministe du PL-15 avec Anne Thibault-Bellerose, conseillère à la CSN. Intéressant mais inquiétant, avouons-le.

Inspiré par ces rencontres, le conseil central des Laurentides souhaite faire un sondage de type “tempête d’idées pour le 8 mars”. Que voudrions-nous collectivement? Il s’agit d’un appel que nous réitérerons à l’Assemblée générale du 17 novembre prochain.

Le thème du 8 mars cette année sera : ça gronde.

Voici le texte qui soutient le thème:

Ça gronde en dedans, ça gronde en dehors, ça gronde partout. Partout, les inégalités. Partout, les violences. Partout, les crises. Crise climatique, crise du logement, crise de nos services publics, crise de confiance en nos systèmes. Nos systèmes défaillants, dépassés, à bout de souffle. Nous aussi, on est à boutte. En colère. Et on a peur, parfois. C’est vrai, notre feu pourrait s’éteindre, anéanti par nos peines et nos pleurs. Mais non. Il s’attise, il grandit. Il se nourrit des luttes des unes, s’alimente de l’indignation des autres. Ça gronde, ça bouillonne et ça fulmine. Ça explosera. Ça explose déjà de ce feu qui peut soigner, qui peut solidariser. De ce feu qui peut tout changer.

 

La vente d’épinglettes aux syndicats et individus demeure au prix de 3 $. La répartition de ce coût est la suivante :

  • 1,50 $ pour la fabrication des épinglettes,
  • 0,50 $ qui sera acheminé à la CQMMF
  • et 1 $ au conseil central que celui-ci utilise pour l’organisation de son activité 8 mars.

Une lettre sera envoyée à chaque syndicat pour entériner votre commande annuelle. 

En attendant la prochaine Assemblée générale (17 novembre prochain) nous vous souhaitons du bonheur au travail et la préparation d’une autre belle séquence de journées de grève (Front commun)!

Votre exécutif du Conseil central